Материал: Французский язык для неязыковых специальностей вузов. Федоров В.А., Гиляровская Т.В

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vierge», écrivent les deux chercheurs sur le projet «Politiques climatiques territoriales».

En corrélant une pratique quotidienne, le tri, avec le problème planétaire du réchauffement climatique, les responsables d’Eco-Emballages, qui coproduisent l’étude avec la CDC, veulent privilégier une approche accessible et «positive».

Le traitement des déchets représente 2,6% des émissions nationales de GES. Et, selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), on pourrait réduire de 670 millions de tonnes ces émissions sur le secteur des déchets ménagers dans le monde, soit près de 2% des émissions globales (chiffres 2012). Les armes dans la lutte contre le réchauffement sont alors la prévention et le recyclage.

Si la réduction à la source des déchets est le premier levier de diminution des gaz

à effets de serre, avec notamment l’écoconception des produits, l’évolution des modes de consommation vers des produits moins générateurs de déchets, «le recyclage est le deuxième moteur des réductions», insiste Eco-Emballages.

Cet organisme assure le pilotage du dispositif national de tri et de recyclage des emballages ménagers mis en place dans le cadre de la Responsabilité élargie des producteurs (REP). Grâce à ce mécanisme financier, 6 milliards d’euros ont été reversés par les industriels, entre 1992 et 2012, aux collectivités afin qu’elles organisent le tri et le recyclage dans les territoires.

Donc il faut, pour lutter contre le réchauffement climatique, inciter plus au tri et au recyclage. Les fameuses «trois secondes».

Rémi Barroux, Le Monde , 2015

TEXTE 2

1.Lisez le texte suivant et tâchez de le comprendre.

2.Faites l’exposé bref du texte lu.

3.Trouvez sur la source Internet l’information sur l’allergie aux plantes. Présentez cette information en forme d’un rapport en classe.

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AMBROISIE: PLUS DE 90% DES DEPARTEMENTS FRANÇAIS

CONCERNES

Entre 2011 et 2014, le nombre de départements français où la présence de l’ambroisie est préoccupante a doublé. Toutes les régions métropolitaines sont aujourd’hui concernées par cette espèce envahissante originaire d’Amérique du nord au pollen très allergisant.

L’ambroisie à feuilles d’armoise se répand progressivement sur le territoire national, comme dans de nombreux pays européens. Si l’on n’agit pas efficacement contre cette espèce les concentrations du pollen d’ambroisie dans l’air pourraient quadrupler en Europe à l’horizon 2050.

L’allergie à l’ambroisie apparaît après plusieurs années d’exposition à son pollen. Quelques grains de pollen par mètre cube d’air sont alors suffisants pour que des manifestations allergiques apparaissent chez les sujets sensibles: rhinites, conjonctivites, symptômes respiratoires tels que trachéite, toux et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation.

La destruction des plants d’ambroisie doit donc être engagée avant le démarrage de sa floraison à la mi-juillet. A partir du mois de juin la plante est suffisamment

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développée pour être reconnaissable. Il est alors possible de l’éliminer pour limiter sa reproduction et son expansion.

Suivant la densité de pieds d’ambroisie et le type de milieu concerné (surface agricole, bords de route, zone de chantier…), des mesures de prévention et de lutte adaptées peuvent être mises en place.

Les causes de cette expansion sont à la fois les activités humaines qui favorisent sa dispersion (transport routier, pratiques agricoles…) et le changement climatique qui favorise l’expansion de la plante vers le nord et le nord-est de l’Europe notamment, ainsi que le développement de la végétation en général et donc l’augmentation de la production de pollen.

En Rhône-Alpes, région française la plus envahie, quelque 200 000 personnes ont recours chaque année à des soins en rapport avec l’allergie à l’ambroisie, ce qui représente des coûts de santé d’environ 15 millions d’euros. La prévalence individuelle de l’allergie à l’ambroisie dans la région Rhône-Alpes est passée de 9% en 2004 à 13% en 2014.

La 4ème journée internationale de l’ambroisie s’est tenue le 27 juin 2014.

Afin d’informer sur les effets sanitaires et environnementaux de l’ambroisie, mobiliser l’ensemble des acteurs concernés et faire connaître les moyens de destruction de la plante, l’association internationale de l’ambroisie (International Ragweed Society) a créé la journée internationale de l’ambroisie. Des manifestations relatives à l’ambroisie se tiendront avant et après cette date. Les ministères chargés de la Santé, de l’Agriculture et du Développement durable, l’Institut national de la recherche agronomique et l’Observatoire des ambroisies encouragent les collectivités et les autres acteurs concernés (associations, organisations professionnelles…) à l’occasion de cette journée, à mener, partout en France, des actions d’information et de lutte contre l’ambroisie.

ÉNERGIE, AIR ET CLIMAT, 30 juin 2015

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TEXTE 3

1.Lisez le texte suivant et tâchez de le comprendre.

2.Faites l’exposé bref du texte lu.

LE BRUIT REDUIT LA DIVERSITE DES FORETS

Les oiseaux chassés par les fracas d'un site d'extraction de gaz ne dispersent plus les graines dont ils se nourrissent.

La pollution sonore perturbe le monde vivant dans sa totalité.

On a cru pendant longtemps que les humains étaient les seuls à en subir les méfaits. Les plantes en supportent elles aussi les conséquences de manière indirecte. C'est la conclusion étonnante d'une recherche conduite par des chercheurs américains et publiée dans les Proceedings of the Royal Society B, en ligne le 21 mars 2012.

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Plusieurs études récentes ont montré que, dans les villes, les oiseaux ne chantent pas de la même façon que leurs congénères des campagnes. En effet, pour couvrir le bruit de fond des activités humaines (trafic automobile ou ferroviaire, chantiers, etc.), ils ont tendance à augmenter la puissance mais aussi la fréquence de leurs émissions sonores, autrement dit à avoir des chants plus aigus.

Le bruit n'a pas le même impact sur toutes les espèces. On a constaté il y a quelques années que les tourterelles, dont le répertoire est dans les basses fréquences, désertent massivement les bordures de forêts situées à proximité d'autoroutes alors que d'autres espèces dans les aigus semblent s'en accommoder beaucoup mieux. La pollution sonore stresse beaucoup d'animaux et perturbe la reproduction et les rapports proie-prédateur.

L'équipe pilotée par Clinton Francis, du NESCent (Durham), est allée beaucoup plus loin dans cette problématique en s'intéressant à l'impact du bruit, non plus directement sur la faune mais indirectement sur la végétation forestière. Elle a fait une série d'expériences et d'observations autour d'un site d'extraction de gaz naturel, dans le canyon du serpent à sonnettes (Rattlesnake Canyon) au Nouveau-Mexique. Et son verdict est sans appel: la pollution sonore intervient dans la dynamique forestière.

L'endroit est idéal pour la recherche. Les compresseurs et les pompes crachent plus de 90 décibels (un peu moins qu'un avion au décollage) au beau milieu d'une immense forêt. Les chercheurs ont donc pu observer et comparer le comportement des oiseaux au milieu du bruit et du silence. Or, nombre de ces espèces interviennent dans les processus naturels de fonctionnement et de maintien de la forêt. Ils rendent ce qu'on appelle un service écologique.

L'observation montre que le colibri qui pollinise une plante des sous-bois, et assure ainsi sa reproduction, n'est pas gêné par le bruit. Au contraire, le geai buissonnier et le tohi tacheté, qui favorisent la dispersion des graines du pin à pignons, fuient le fracas des machines. «Le bruit perturbe la communauté des animaux qui se nourrissent de ses graines. Cela explique le fait que cet arbre est absent des zones bruyantes», concluent les chercheurs. La moindre dispersion d'une

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Источник: https://studfile.net/preview/16568852/