grandes écoles: Polytechnique, Ponts et chaussées, Mines, Saint-Cyr, Navale, Normales supérieures, Agro, Vétérinaire. À cette liste ont été ajoutées au XIXe siècle des écoles publiques comme l'École d'arts et métiers, ou privées, comme l'École centrale des arts et manufactures.
La qualité de la formation dans les grandes écoles françaises a fait que cette appellation est devenue très prestigieuse, mais son usage n'est pas réglementé. Le titre d'ingénieur diplômé par l'État est garanti par la commission des titres d'ingénieur créée par la loi du 10 juillet 1934. Pour les établissements supérieurs de commerce et de gestion, les titres sont reconnus par la commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion créée en 2001. Les écoles peuvent être reconnues par l'État par l'intermédiaire de l'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur.
Une association, appelée Conférence des grandes écoles, a été créée en 1973, dans le but de promouvoir la notoriété de ses membres et d'augmenter leur nombre (actuellement 226). Ceux-ci sont des établissements d'enseignement supérieurs de toutes sortes, d'ingénieur, d'enseignement, de commerce, d'art, de technologie, de communication, publics ou privés, français ou étrangers.
Ces écoles sont très bien perçues en France mais aussi à l'international par les plus grandes entreprises mondiales ou nationales.
Le système des grandes écoles est adopté par d'autres pays francophones, notamment le Maroc et la Tunisie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_%C3%A9cole
TEXTE № 3
1.Lisez le texte suivant et tâchez de le comprendre.
2.Faites l’exposé bref du texte lu en russe.
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3. Trouvez l’information supplémentaire sur les possibilités d’hébergement pour les étudiants en France.
UN AN APRES SON LANCEMENT, LA CAUTION
LOCATIVE ETUDIANTE PEINE A TROUVER SON PUBLIC
La caution locative étudiante (CLé) reste encore confidentielle. Depuis sa généralisation en septembre, cette garantie, qui permet aux étudiants sans garant quels que soient leurs revenus, leur situation famille et leur nationalité d’accéder à un logement, n’a bénéficié qu’à 2 250 d’entre eux. Encore très loin de l’objectif fixé par le gouvernement, de 14 000 à 20 000 bénéficiaires d’ici 2017.
Concrètement, avec la CLé, l’Etat se porte garant pour eux, contre une cotisation mensuelle correspondant à 1,5% du montant du loyer. En cas d’impayés, le propriétaire est indemnisé par un fonds – alimenté par l’Etat, la Caisse des dépôts et consignations, les régions et les cotisations des bénéficiaires – en attendant que l’étudiant puisse rembourser.
Une étude menée en 2013 par l’Observatoire de la vie étudiante avait montré que 16,5% des étudiants logés dans le privé avaient du mal à trouver une caution solidaire. La même année, les régions Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France, RhôneAlpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur avaient expérimenté ce système, mais il ne concernait que les étudiants étrangers, isolés ou issus de familles monoparentales. Il était donc temps de l’étendre à tous les étudiants sur tout le territoire.
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Si le chiffre de 2 250 demandes paraît bien faible, il s’explique sans doute parce que la généralisation de ce système est intervenue en septembre, une période où la plupart des étudiants avaient bouclé leurs démarches. Mais pas seulement. Selon les syndicats étudiants, la CLé manque de visibilité. «Les étudiants ne connaissent pas le dispositif», indique-t-on à l’UNEF. Alexandre Leroy, le président de la Fédération des associations générales étudians, fait le même constat. «Le nombre de bénéficiaires évoluera en fonction de la volonté du gouvernement de faire connaître la CLé. Deux mille bénéficiaires sur l’année 2014-2015, c’est compréhensible, mais s’il n’y a encore que 2 000 bénéficiaires cette année, ce sera une faute», prévient-il.
Guillaume Houzel, le directeur du Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires), l’organisme qui gère la CLé, espère qu’à la rentrée 2015 le nombre de bénéficiaires atteindra 7 000 à 8 000 jeunes. Et 20 000 à l’horizon 20172018, ce qui devrait permettre de financer totalement la CLé grâce aux cotisations des étudiants. Mais selon lui, «cela mettra quelques années pour que les étudiants et les propriétaires utilisent la CLé», conscient qu’il doit convaincre les propriétaires du parc privé de la fiabilité de la caution solidaire.
LE MONDE 20.05.2015
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Par Maurane Speroni
TEXTE № 4
1.Lisez le texte suivant et tâchez de le comprendre.
2.Faites l’exposé du texte lu en russe.
Aujourd'hui, les gouvernements parlent de laisser le libre-choix aux parents en supprimant la carte scolaire. Il cherche aussi à favoriser l'autonomie des établissements qui permettrait de valoriser les bonnes pratiques. Ces pratiques, déjà appliquées dans certains pays du monde sont aujourd'hui mises à l'honneur par le gouvernement au pouvoir en France. Pour que la logique de marché soit efficace, il faudrait que les parents puissent juger de la capacité d'une école à faire progresser les élèves. Or cette capacité est très difficile à évaluer. De ce fait, les parents sont attentifs aux résultats au brevet ou au baccalauréat alors que celle-ci reflète plus la composition sociale des établissements scolaires que leur faculté à faire réussir les
élèves. Pour recruter les meilleurs élèves, les établissements développent des filières d'excellence: classes bilingues dès la sixième, sections européennes, options rares (russe par exemple)…
De plus, l'assouplissement de la carte scolaire contribue à accroître de manière significative les inégalités sociales à l'école, puisque dans les faits, comme le démontre le sociologue Pierre Merle, ce sont les élèves issus des catégories sociales favorisées qui tirent réellement profit de cette mesure, car leurs parents sont mieux informés sur les possibilités que leur procure cette réforme. En revanche, les enfants appartenant aux couches populaires et scolarisés dans des établissement défavorisés, pâtissent de l'affaiblissement de la mixité sociale qui affecte ceux-ci.
Outre, l'effet pervers d'accroître les disparités de niveau scolaire liées à l'origine sociale, l'assouplissement de la carte scolaire favorise aussi une amplification des inégalités territoriales, amenant dans les pires cas à un processus de ghettoïsation des établissements les plus désavantagés.
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Le bilan de cette réforme s'avère donc très préoccupant selon le sociologue, en raison de son impact néfaste pour les élèves les plus vulnérables et de ses répercussions délétères sur la société, dans la mesure où elle nuit à la justice sociale ainsi qu'a à la cohésion sociale et territoriale.
Afin d'y remédier, le sociologue préconise des solutions telles que le renforcement de l'attractivité des établissements populaires, ce qui pourrait se concrétiser selon lui notamment par l'instauration d'options recherchées.
Chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes: près de 200 000 d’entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul; plus de 100 000 n’ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines. Sur les 800 000 élèves d'une classe d'âge, 150 000 quittent l'enseignement primaire sans aucune formation scolaire, ce qui limite leurs perspectives d'avenir. Les élèves qui réussissent le mieux ne compensent pas cette faiblesse: les enquêtes internationales montrent que certains pays permettent à 15% des élèves d'accéder au meilleur niveau scolaire; la France, elle, amène seulement 5% des élèves à ce niveau d'excellence. Ces 15% de non-diplômés (pas de CAP, BEP, Bac…) sont destinés à subir un taux de chômage de 45% Le redoublement est encore très courant en France. D'après l'étude PISA 2009, 38% des
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